Site internet pour artisan : la structure qui génère des demandes de devis
Un site d'artisan qui génère des devis tient en sept blocs : métier et zone d'intervention visibles sans défiler, numéro cliquable permanent, prestations détaillées, galerie de chantiers, formulaire de quatre champs, avis, et assurances. Tout le reste est décoratif. Et dans la plupart des cas, la fiche Google Business apporte plus d'appels que le site lui-même : les deux se travaillent ensemble.
Ce que cherche un particulier qui tape « plaquiste Sallanches »
Il cherche sur son téléphone, souvent le soir, et il décide en moins d'une minute. Quatre questions, dans cet ordre : faites-vous ce métier précis, intervenez-vous chez moi, avez-vous déjà fait des chantiers comparables, et comment vous joindre tout de suite. Un site qui répond à ces quatre questions avant le premier défilement convertit. Un site qui commence par « Bienvenue sur notre site » ne les atteint jamais.
Les sept blocs qui comptent
| Bloc | Rôle | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| Métier et zone | Dire ce que vous faites et où, sans faire défiler | Un slogan à la place du métier |
| Numéro cliquable | Barre fixe en bas d'écran sur mobile | Un numéro en image, impossible à cliquer |
| Prestations | Ce que vous faites, et ce que vous ne faites pas | Une liste si large qu'elle ne dit rien |
| Galerie de chantiers | 6 à 12 photos avant/après | Des images de banque d'images |
| Formulaire court | Nom, téléphone, nature des travaux, photo | Huit champs obligatoires |
| Avis | Avis Google intégrés, avec vos réponses | Des témoignages anonymes invérifiables |
| Assurances | Décennale, RC pro, certifications | Rien : l'objection reste entière |
Pourquoi le formulaire doit faire quatre champs
Chaque champ supplémentaire fait abandonner une partie des visiteurs. Un artisan n'a pas besoin de l'adresse complète, du budget et du délai souhaité dès le premier contact : il a besoin d'un nom, d'un numéro, d'une phrase décrivant les travaux, et idéalement d'une photo. Le reste se demande au téléphone, une fois le contact établi.
La photo jointe est le champ le plus utile et le plus rarement proposé. Une image d'une fissure, d'un tableau électrique ou d'une toiture vous permet souvent de chiffrer, ou au moins de qualifier, sans vous déplacer. C'est du temps gagné des deux côtés.
La galerie de chantiers vaut tous les arguments
Six photos avant/après de chantiers réels, prises au téléphone, convainquent davantage qu'une page entière de texte. Nommez la commune et l'année sous chaque chantier : c'est aussi ce qui vous fait remonter sur les recherches locales.
La fiche Google Business pèse souvent plus que le site
Sur une recherche du type « électricien près de moi », Google affiche d'abord une carte et trois établissements, alimentés par les fiches Google Business et non par les sites. Un artisan sans fiche n'apparaît pas dans ce bloc, quelle que soit la qualité de son site.
La fiche est gratuite, sa vérification prend de 3 à 14 jours, et le mode « zone desservie » permet de couvrir plusieurs communes sans publier son adresse personnelle. C'est la première chose à faire, avant même le site — et le site, ensuite, sert à ce que le prospect vérifie qui vous êtes.
Les cinq erreurs qui coûtent le plus d'appels
- Ne pas préciser la zone d'intervention : le visiteur ne sait pas si vous venez chez lui, et il n'appellera pas pour le demander.
- Un numéro affiché en image ou non cliquable : sur mobile, c'est un appel perdu à chaque fois.
- Aucune photo de chantier réel : l'image de banque de données se repère et décrédibilise tout le reste.
- Un formulaire trop long : chaque champ au-delà de quatre fait abandonner une part des visiteurs.
- Des informations périmées : un numéro qui a changé ou une activité abandonnée coûtent plus cher qu'une absence de site.
Combien coûte un site d'artisan, et ce qu'il faut en attendre
Une page de conversion à 1 500 € HT couvre le besoin de la grande majorité des artisans : les sept blocs ci-dessus tiennent sur une seule page bien construite. Un site vitrine à 2 500 € HT se justifie quand vous avez plusieurs métiers ou plusieurs zones à traiter séparément. TVA non applicable, article 293 B du CGI.
Ce qu'il faut en attendre : des demandes mieux qualifiées, et un prospect qui arrive en sachant déjà ce que vous faites. Aucun prestataire sérieux ne peut vous promettre un nombre d'appels : cela dépend de votre métier, de votre zone et de la concurrence locale. Ce qui est sûr, c'est qu'une fiche Google Business vérifiée et un site cohérent vous placent devant les confrères qui n'ont ni l'une ni l'autre.
Questions fréquentes
Combien coûte un site internet pour un artisan ?
Une page de conversion à 1 500 € HT suffit à la grande majorité des artisans : prestations, zone d'intervention, galerie de chantiers, avis et formulaire de devis. Un site vitrine à 2 500 € HT se justifie avec plusieurs métiers ou plusieurs zones. TVA non applicable, article 293 B du CGI.
Faut-il un site ou une fiche Google Business ?
Les deux, et la fiche en premier : c'est elle qui décide sur les recherches « près de moi », et sa vérification prend 3 à 14 jours. Le site prend le relais pour ce que la fiche ne montre pas — les chantiers, les garanties, le détail des prestations.
Combien de photos de chantiers faut-il ?
Six à douze suffisent, prises au téléphone si elles sont nettes et bien cadrées. Nommez la commune et l'année sous chacune : c'est utile au visiteur et au référencement local.
En combien de temps aurai-je des demandes ?
Le site est en ligne en deux semaines. Les premières demandes arrivent généralement une fois la fiche Google Business vérifiée et le site indexé, soit quelques semaines. Personne ne peut garantir un délai précis, et méfiez-vous de ceux qui le font.
À lire ensuite
Écrit par
Nolan Reymond
Développeur web freelance à Sallanches, fondateur de Lanno développement. Sites vitrines, e-commerce et applications sur-mesure pour les entreprises de Haute-Savoie.
Publié le 17 octobre 2026 · Mis à jour le 17 octobre 2026.